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Littérature

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Le premier méchant de Miranda July

nelson mederik

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Un premier méchant

Ce roman est le troisième roman de Miranda July, que je dévore mais, est en fait sont tout premier publié. Je suis tombée en amour avec cette femme, ses univers, ses voix intérieures et ses films. Et c’est un livre qui fait du bien, un univers qui transporte!

Son globus hystericus (boule d’angoisse à la gorge, pour laquelle elle se fait soigner par la chromothérapie)devient le prétexte central dans cette histoire pour nous transporter au cœur de cette spirale où l’on est enfermé. Cela peut s’apparenter à vivre dans l’œil d’une tornade, mais en y regardant avec un microscope; on y perd l’image globale, mais on en ressort soufflée.

J’ai adoré ce roman. Déstabilisant, présenté avec une lumière que certains pourraient qualifier de fade, July y dépeint toute la poésie d’un quotidien délavé. Les fantaisies que chacun s’invente, tous ces petits drames microscopiques que tous peuvent monter en épingle y sont décortiqués, pour notre plus grand plaisir, avec une précision psychotique!

Il n’a pas de nom – je l’appelle juste mon système. Disons qu’une personne a le cafard, ou peut-être qu’elle est juste fainéante, et qu’elle arrête de faire la vaisselle. Bientôt, la vaisselle s’empile jusqu’au plafond et ça paraît impossible de laver ne serait-ce qu’une fourchette.

Alors la personne commence à manger avec des fourchettes sales dans ses assiettes sales, et elle a l’impression d’être un SDF. Alors elle cesse de se laver. Si bien que ça devient difficile de sortir de la maison. La personne commence à jeter ses détritus n’importe où et fait pipi dans des gobelets parce qu’ils sont plus près du lit.

Nous avons tous été cette personne, donc il n’y a pas à juger, mais la solution est simple : moins de vaisselle. 

Voix intérieures

C’est à croire que Miranda July a plus de voix intérieures que la plupart d’entre nous, qu’elles sont réparties en genre de catégories d’emploi de voix intérieures, qu’elle les entend plus fort et plus vivement que moi… Et ça, ça m’a fait le plus grand bien. Vous savez, ce type de scénarios, de réponses improbables, de dialogues que nous entretenons avec nous-mêmes, ça fait un bien fou d’avoir l’occasion d’entendre celles d’une autre personne. Et croyez-moi, ces voix intérieures sont au premier plan et mènent le bal, dans ce roman. C’est ce qui en fait une perle. Les divagations et les potentialités exposées au fil des pages ne sont que très peu probables, mais c’est ce qui est délicieux… Elle les rend probables! Et s’ensuit un enchaînement de faits si incroyablement invraisemblables, que nous sommes happés et propulsés dans cette histoire. Histoire, d’ailleurs, que voici :

Cheryl, quadragénaire hypersensible, vit seule avec son globus hystericus : une boule d’angoisse dans la gorge. Elle travaille pour une association spécialisée dans l’autodéfense féminine. Et elle est persuadée qu’un de ses collègues est son âme sœur et qu’ils fileront le parfait amour. 

Quand ses patrons lui demandent si leur fille de vingt ans, Clee, peut s’installer chez elle pendant quelques temps, le monde maniaque de Cheryl la célibataire explose. Et pourtant c’est Clee, la bombe égoïste, blonde, cruelle, qui, à force de persécutions, va précipiter Cheryl dans le monde réel. 

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